Modernité, accélération et aliénation

Modernité, accélération et aliénation au travail

Pourquoi courons-nous sans jamais rattraper le temps ? La modernité tardive promet la liberté et délivre l’épuisement. Ce territoire réunit les textes qui pensent l’accélération, l’aliénation au travail et les formes de servitude que nous acceptons, mais aussi les gestes par lesquels on tente d’y résister.

Les penseurs du malaise moderne

Hartmut Rosa nomme le mal : une vie qui accélère sans que rien résonne. Arlie Hochschild dévoile le travail des émotions, cette part de nous que l’emploi exige aussi. Et l’anomie au temps des réseaux ravive Durkheim pour dire le vertige des normes qui se défont.

Travailler, ou s’y perdre

Le travail occupe le centre de cette aliénation. Marx avait vu venir la dépossession ; Graeber et les bullshit jobs en donnent la version absurde, et le burn-out de la génération Z la version qui brûle les plus jeunes.

Résister à l’accélération

Toute domination appelle ses échappées. La servitude volontaire interroge notre consentement ; les rituels du quotidien et le minimalisme contemporain esquissent des résistances, tandis que la fast fashion relue par Veblen montre à quoi nous résistons.